Chronique d'exploration
Au cœur de la vallée du Loing, le Marais d’Épisy est l'un des espaces naturels sensibles les plus remarquables d'Île-de-France, distingué sur la Liste verte de l'UICN pour l'excellence de sa gestion conservatoire. Ce sanctuaire rassemble une mosaïque écologique rare : un vaste étang issu d'anciennes carrières réensauvagées, une prairie humide de fauche tardive, une roselière protectrice et un marais tourbeux alcalin unique. En une seule heure de balade automnale entre deux averses, plus de trente espèces d'oiseaux (foulques par dizaines, grandes aigrettes, bécassines des marais, grèbes huppés, pouillots véloces, cormorans) s'y laissent contempler depuis les pontons de bois.
# Marais d’Épisy : une heure entre deux averses, trente espèces au rendez-vous
*Ce 7 octobre, j’ai fait une courte halte au marais d’Épisy : à peine une heure en fin d’après-midi, entre deux averses, avec un soleil bien caché derrière les nuages de pluie. Une visite express, mais suffisamment riche pour observer trente espèces d’oiseaux et rapporter quelques images de cette escapade automnale.*

Au cœur de la vallée du Loing, cet espace naturel sensible de Seine-et-Marne rassemble un étang, une prairie humide, une roselière et un marais tourbeux. Une mosaïque de milieux qui compose le paysage et fait la richesse du site. Inscrit sur la prestigieuse **Liste verte de l'UICN**, le Marais d’Épisy témoigne d'une gestion conservatoire remarquable où la nature a reconquis d'anciennes carrières d'extraction de sable pour en faire un sanctuaire de biodiversité.
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## Le spectacle des oiseaux d’eau
Sur le plan d’eau, les foulques macroules étaient les plus nombreuses, avec au moins cinquante individus observés. À leurs côtés, au moins six canards colverts, cinq cygnes tuberculés et quatre grands cormorans complétaient le tableau. Un grèbe castagneux, une gallinule poule-d’eau, une bernache du Canada et une mouette rieuse figuraient également parmi les rencontres de cette sortie.

Sur les branches mortes émergeant des eaux sombres, les grands cormorans étirent leurs ailes pour sécher leur plumage au vent d'automne, tandis qu'un héron cendré monte une garde immobile au ras de la rive. Au loin, une grande aigrette d'un blanc immaculé survole la canopée des roseaux d'un vol lent et majestueux.

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## Des ripisylves aux tourbières : l'inventaire express
Les observations ne se limitaient pas aux oiseaux d’eau. Pouillot véloce, fauvette à tête noire, accenteur mouchet et mésanges — charbonnière, bleue, nonnette et à longue queue — étaient aussi au rendez-vous. Le pic mar, la sittelle torchepot et le grimpereau des jardins ajoutaient encore à la diversité de ce petit inventaire.

Parmi les autres rencontres, le chevalier culblanc, le bruant des roseaux, le bouvreuil pivoine et le grosbec casse-noyaux occupent une belle place dans ce carnet de balade. Sans oublier le chardonneret élégant, le verdier d’Europe et la bergeronnette grise. Dans les airs, une corneille noire passe à vive allure avec une grosse noix fermement calée dans son bec, et une bécassine des marais fend l'horizon gris de son vol en zigzag caractéristique. En une heure seulement, la liste s’est révélée bien plus longue que ne le laissait présager cette fenêtre entre deux averses.

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## Un sanctuaire accessible à tous
Le marais offre aussi une découverte accessible : un chemin d’environ un kilomètre est adapté aux personnes à mobilité réduite. Les aménagements, notamment le cheminement en bois et les belvédères, permettent de profiter du paysage tout en préservant les milieux sensibles du piétinement.

Même sans soleil et avec peu de temps devant soi, le marais d’Épisy mérite donc une halte. Je rapporte de cette visite quelques photographies de paysages et d’oiseaux, mais surtout le souvenir d’une courte parenthèse de nature, bien remplie malgré la météo.
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**Texte et photographies : Cyril Garnier — TheLittle77.fr**